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La Commission canadienne du blé

la force des Prairies dans le monde la force des Prairies dans le monde

Kiosque

2002

le 22 octobre 2002

Lettre ouverte aux agriculteurs de l’Ouest canadien

Depuis qu’un groupe d’agriculteurs de l’Alberta ont décidé qu’ils préféraient aller en prison plutôt que payer une amende pour avoir illégalement traversé la frontière en 1996, les rumeurs vont bon train – et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il s’agit de prendre ces rumeurs avec un grain de sel.

En ce qui me concerne, je considère qu’il est important que les faits soient connus.

Premièrement, il n’était pas besoin à ces agriculteurs d’enfreindre la loi pour se faire entendre. À la CCB, il existe désormais un processus démocratique d’élections du conseil d’administration et ce sont eux qui indiquent dans quelle direction se fera la commercialisation du grain des Prairies. Depuis les importants changements survenus à la structure de la CCB en 1998, 10 des 15 membres du conseil d’administration sont des agriculteurs élus, du terrain. Ce sont eux qui dirigent la CCB, et pas le gouvernement fédéral.

Dans notre conception de la démocratie, les citoyens peuvent débattre des questions et se faire entendre par n’importe quel moyen légal qui leur convient. Ils peuvent peser pour que la législation soit modifiée. Ils peuvent même se montrer grossiers et bruyants s’ils en ont envie. Mais ce qu’ils n’ont pas le droit de faire – du moins à mon sens – c’est enfreindre la loi.

La CCB ne dispose d’aucun recours à l’égard d’une décision de justice – passée aux termes de la Loi sur les douanes ou tranchée par un tribunal. Mais il faut rappeler que la peine déterminée par les tribunaux à l’endroit des agriculteurs n’était pas une peine d’emprisonnement, mais une amende financière. Ces agriculteurs ont eu une période de grâce d’un an pour payer leur amende – ce délai ayant même été rallongé récemment pour leur permettre de terminer leurs moissons.

Les producteurs qui avaient en 1996 exporté de petites quantités de grain, à fins non-commerciales comme celui-ci qui avait donné un boisseau à un club 4-H du Montana ne se sont pas vus condamner pour exportation sans permis. Mais bon nombre de producteurs ont exporté des milliers de tonnes de grain au sud de la frontière.

L’idée de voir des agriculteurs derrière les barreaux ne réjouit personne. Mais c’est un choix que ces producteurs ont fait pour attirer l’attention sur leurs revendications politiques. Puisque ces gens entendent se donner en spectacle lorsqu’ils seront emmenés en prison, je voulais redresser la perspective et rectifier le tir si je puis dire sur un sujet aussi sensible.

En vous priant d’agréer l’expression de toute ma considération,

Ken Ritter
Président, Conseil d’administration CCB

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